L’histoire d’un matin … aventure humaine

C’est une histoire qui commence à 3h30 du matin, les insomnies des derniers jours se cumulent

Je tourne encore, dans ma tête , dans le lit peut être envie d’écrire, encore.
Des doutes, des envies, on cherche toujours des réponses, c’est le creux de la nuit.
Je me lève, peut être que je vais encore écrire mes bêtises, mais là pas d’internet, pas de 3G, rien.

Des pensées, je veux pas réfléchir, ça m’échappe encore.
Un ami m’a proposé cette semaine de faire le site internet pour présenter les photos,mais voilà je doute, est-ce que tout ça mérite sa place ?
L’intention, le propos… depuis des mois je me dis je vais définir, je vais commencer à construire…
1 heure après le texte est écrit, mais je me dis que peut être je modifierai, trop personnel toujours…
Je regarde un peu l’aube pointer le bout de son nez, je suis fatiguée, faut dormir, un peu.

Pas longtemps, debout encore. J’ai une phrase en tête “mais je me lâche la main, je m’éloigne de moi … quand on se perd en chemin” …  c’est ça l’esprit du moment peut être, si j’étais moi.

La porte de la cuisine entrouverte me donne envie de faire une photo, l’interstice… toujours pas de net, pas de portable… tiens y a la lettre que j’ai pas ouverte, oui facture pas passée ils ont peut être coupé.

© Tous droits réservés Alexandra Luberne

En route alors pour vérifier… je fais demi-tour pour prendre l’appareil quand même, même si j’ai pas envie de faire de photos.

J’arrive en ville, y a le mur de fleurs qui me fait de l’oeil, il est beau, plein de couleur après.
Alors on passe par la boutique d’abord, les petites demoiselles vous disent, non non depuis ce matin, plus exactement dans le texte en espagnol “el amanecer” (c’est joli l’aube dans cette langue) plus rien,
Les serveur sont tombés on sait pas ce qui se passe. Ah… c’est pas que moi, c’est tout le monde.
Pas de tel, pas de net, rien coupé du “monde”, ça fait bizarre.

© Tous droits réservés Alexandra Luberne

Je redescends vers mes petites fleurs, ça me fait penser à un “wall of fame”, je me dis c’est un joli titre.
Je regarde, fais des photos, puis y a le m’sieur dans la rue qui me dit, “Viens rentre, tu peux faire des photos de l’intérieur”
C’est le propriétaire, là démarre la première demi heure surréaliste de cette matinée.
Le m’sieur parle de son jardin, moi de la photo.
Dans les passions on se retrouve, on parle pas de la même chose mais on parle avec les mêmes mots.
Le jardin secret de chacun, que parfois on partage, où on laisse la porte entre-ouverte pour voir si quelqu’un va s’arrêter.
Mais cette histoire dans l’histoire qui fait écho dans ma tête en est une autre. Elle ramène les doutes, le parcours, la photo…

© Tous droits réservés Alexandra Luberne

Je repasse par le centre commercial pour récupérer la voiture au parking, puis tiens y a l’escalier qui me fait de l’oeil depuis quelques temps.
Je suis nulle avec les lignes, l’architecture, d’ailleurs ça penche tout le temps, mais pourquoi pas s’amuser un peu…
Puis, l’appareil que vous croyez naïvement être votre rempart contre le monde va vous amener d’autres personnes, on s’amuse avec une dame, une pose lente a main levée soyons fou !

© Tous droits réservés Alexandra Luberne

Y a les mômes qui rigolent, un monsieur qui veut voir absolument tes photos… pas de souci direction la boutique Vodafone eux y ont du réseaux, il connait la dame !
Ils veulent tous voir un peu tes photos du coup… c’est drôle. Ils sont fascinés, et toi aussi d’ailleurs ils te fascinent, le monsieur de dis, c’est beau, c’est chez nous et tu sais bien y rendre hommage, tu fais de la poésie.
Ça faut pas le dire, mais ça m’a touché… cette nuit en écrivant la présentation je me disais que j’aimerais bien que les gens dans mes photos y voient un peu de poésie…
En tout cas eux ils sont motivés, faut revenir avec le pied un de ces quatre car ils veulent faire les “fantasmas”, ok, on fera ça.

© Tous droits réservés Alexandra Luberne

Toujours déconnecté du monde, en fait ça fait un bien fou, direction la plage pour le café, toujours ce gris de ciel et de mer
On ressort encore l’appareil, on sait jamais. Je m’amuse encore un peu, je shoote tout et n’importe quoi.

© Tous droits réservés Alexandra Luberne

Puis v’là le monsieur qu’arrive et qui te dis, tiens tu devrais aller photographier les oiseaux dans le marais, c’est chouette selon les heures.
Puis tu papotes, tu dis qu’au final c’est chouette de faire de la photo, même si t’aime pas trop les gens, ils te parlent spontanément, d’eux, de ce qui aime.

© Tous droits réservés Alexandra Luberne

Là je me dis au fond que si j’hésite encore dans mon petit chemin de photo, la vie (le fatum ? ) décide d’y répondre un peu à ma place …
Mais je suis comme Mathilde dans “Un long dimanche de fiançailles”, je fais des phrases qui commencent par “Si” et qui se terminent par “C’est que ça va être comme ça”
Y a toujours la chanson en tête, à peine midi je me dis que cette matinée est étrange, mais que peut être il arrive se genre de chose parfois pour redonner confiance…

© Tous droits réservés Alexandra Luberne

J’écris ma petite histoire, je vais décharger les photos, pas envie de retouches, elles seront brutes pour illustrer et tant pis si c’est raté.
Net is back, re-connection avec le monde en route !

Tiens si la lumière verte est là… alors…
Oui, elle l’est… laissons donc le destin répondre à certaines questions, parfois il ne  faut pas trop le provoquer faut juste le laisser venir comme ce matin…

© Tous droits réservés Alexandra Luberne

 

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