Une femme amoureuse

[ Texte autour du thème de la déclaration d’amour ]

© Alexandra Luberne

Il l’avait rêvé, peut être effleuré cette femme amoureuse digne d’un roman…
Voilà qu’elle avait pris quelques traits imparfaits, dans sa vie.
Dans des échanges timides, des rendez-vous improvisés, des pudeurs dépassées.

 Il a tissé cette toile où s’est glissée l’incertitude et a fait naitre le désir…
Souvent poète il a ouvert son coeur avec les mots, comme des invitations à partager leurs envies.
Elle aurait pu les tatouer sur son corps, elle a préféré garder l’empreinte de ses mains comme souffle perpétuel sur sa peau.

Elle souhaiterait un jour lui offrir le temps  d’un autre moment…
Le prendre avec elle, faire défiler les villes.
Une parenthèse ouverte où ils déposeraient leurs vies, retrouveraient l’insouciance d’avant.
Pourraient-ils alors s’abandonner, un peu, l’un à l’autre…

 Peut être y a t-il d’autres femmes comme elle avec lui…
Elle ne s’en préoccupe pas, l’a toujours aimé libre comme il était avec elle, quand il faisait ce pari que la nuit n’allait pas connaître de matin.

Elle ne lui demande rien…
Le respecte, ne dit pas, car elle n’a jamais voulu déranger sa vie.
Elle s’est promis d’être une discrète déclaration, qu’elle voudrait douce …

Son coeur, à cette femme, est parfois pâle de cette histoire…
Ainsi lorsqu’elle repasse aux alentours d’un lieu commun, elle cherche encore à savoir si elle aime ou si seulement les souvenirs laissés la hante.

La revoir ferait-il résonner un émoi ?

Elle aurait simplement aimé, trouver un jour la trace clandestine de cette idylle. 
Dira t-il un jour le fond de sa pensée, si ce qu’ils ont partagé à laissé dans sa vie un doux murmure, la caresse d’un visage…
Sait-il qu’elle aime toujours retrouver la douceur de ce baiser complice de leur histoire ? 

Elle continuera encore à écrire peut être lui offrir un roman, comme un écrin qui l’attend.
Pour reposer un peu sa vie, éviter de faire séjourner cette douce folie.
Une dédicace posée comme tous ces petits morceaux de papiers qu’elle avait laissés.

Si près. Si loin. 
Elle lui dit qu’elle sera toujours là, que dans sa vie une place est restée. 
Si maladresses et énervements ont pris le pas un temps, c’est qu’elle n’était pas prête à ouvrir les yeux.

Trop tard. Trop tôt.
Elle laisse trainer les voiles comme cette main qui l’attend, comme un espoir, elle dirait : 
Mon amour, il est peut être encore temps…

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